05.29.06
Séance 4 en Amphithéâtre : modérateur, Hélène Desfontaines (UCO Angers – CREC)
Entre 16h45 et 18h00 cet après-midi ont été présentés les thèmes suivants : Des identités bouleversées ? Les îles bretonnes et le développement du tourisme (1850-1914) (Karine Salomé, Université de Paris I) ; suivi du film entouré d'eau : histoire et mémoire de l'Or des mers de Jean Epstein à Hoëdic, 1932-2005 et l'insulaire contre le tourisme, tout contre (Jennie Monnaie, Université de Grenoble)
- Le compte-rendu des étudiants
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le tourisme se développe dans les îles bretonnes. Les visiteurs sont en quête de paysages grandioses et d’une population pittoresque. Cet intérêt pour leurs îles déclenche une fierté chez les îliens qui redécouvrent et se réapproprient leur patrimoine. Celui-ci fut ainsi protégé et certaines associations continuent à œuvrer pour la mise en valeur du territoire comme l’association Melvan pour les îles d’Hoedic et de Houat. Ce patrimoine a particulièrement été mis en valeur par les films de Jean Epstein considéré dans les années 30 comme LE cinéaste breton. Il est l’auteur de 37 films dont Finis Terrae où il recherche l’authenticité de la vie ouessantine et L’Or des mers qui propose une fiction sur l’île d’Hoedic. Dans l’un et l’autre, Jean Epstein travaille avec des insulaires qui ne jouent pas le film mais au film.
40 ans et 70 ans plus tard, les projections ont provoqué des moments d’émotions et de nostalgie devant les paysages, la vie d’autrefois et les anciennes figures de l’île. Les îliens se sentent pourtant dépossédés de ces films « de famille » aujourd’hui diffusés dans des musées qu’ils considèrent destinés aux touristes : les semi-insulaires perçus comme des « colons » parce qu’ils annexent le territoire ; ou les vacanciers de passage, préférés des îliens car ils valorisent leur patrimoine.
Des débats ont suivi…
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