05.29.06
Séance 5 en salle 102 : modérateur, Céline Barthon (Esthua Angers)
Entre 16h45 et 18h00 cet après-midi ont été présentés les thèmes suivants : Zanzibar à l'heure du tourisme : des identités rêvées au rêve identitaire (Nathalie Bernardie-Tahir, Université de Limoges) ; Les musiques qui viennent de la mer (Pedro Alvarez Garcia, Consultant, Espagne) et Marie-Galante, si vraie ? (Claire Giraud-Labalte, UCO, Angers). Des débats ont suivi…
Le compte-rendu des étudiants :
Deux îles, deux identités. Zanzibar, au sud de l’équateur, à 50 kilomètres de la Tanzanie, une île qui compte un million d’habitants avec une faible affluence touristique basée sur son patrimoine et ses plages. Marie-Galante est une petite île dépendante de la Guadeloupe avec à peine 13 000 habitants. Le tourisme y est basé autant sur la qualité des plages que sur celle de son rhum.
A Zanzibar, le « tourisme en mal d’orientalisme » n’est pas responsable de tout le mal dont on l’accuse. Loin d’être le « fossoyeur de l’identité Zanzibarie », il favorise un métissage culturel en marche depuis des siècles. L’unique identité Zanzibarie est en fait rêvée, née d’une volonté de se détacher du continent Africain. En outre, la télévision a manifestement plus de poids et entraîne la « mercantilisation des rapports » d’une mondialisation grandissante.
Le point commun de Zanzibar et de Marie-Galante réside dans la prise de distance que ces deux îles entretiennent l’une avec la Tanzanie, l’autre avec la Guadeloupe. Les habitants des îles voisines de Marie-Galante viennent retrouver le « pays d’antan » avec les traditions préservées de l’île. L’identité Marie-Galantaise est partagée et se manifeste même en dehors de l’île. Nous voyons donc apparaître un phénomène de double insularité.
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