05.29.06

Bienvenue.

Publié dans 1. Accueil à 1:19 par identitesinsulaires

Bienvenue sur le blog du colloque "Identités Insulaires".

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Le menu de droite vous permet d'accéder aux pages concernant :

Ce blog s'enrichira progressivement de divers éléments : dossier documentaire, revue de liens, cartographies thématiques …

Ces rubriques figurent et figureront dans le menu intitulé "catégories" sur la colonne de droite. Vous pouvez y déposer vos commentaires, remarques et suggestions.

Séance 10 : modérateur, Catherine Sellenet (CREC)

Publié dans 5. Le colloque en direct ..., Séance 10 à 1:16 par identitesinsulaires

Entre 14h et 15h20 cet après-midi ont été présentés les thèmes suivants : Tourisme et développement identitaire en Corse (Marina Casula, université de Toulouse 1), Sukau (Bornéo), un village de pêcheurs s'engage dans la préservation de son patrimoine naturel (Philippe Marais, co-fondateur et directeur du Tour Opérateur Saïga).

Des débats ont suivi…

Séance 9 : modérateur Françoise Nicol (CREC)

Publié dans 5. Le colloque en direct ..., Séance 9 à 1:15 par identitesinsulaires

Entre 11h et 12h45 ce matin ont été présentés les thèmes suivants : Les îles françaises et le sel (Ludwig Nedelec, université de Nantes), Culture et marketing touristique en Irlande, l'exemple de l'Abbey Theatre de Dublin (Yann Brevant, université de Rennes 2).

  • Le compte-rendu des étudiants :

Le tourisme est une industrie mondiale prolifique : l’Irlande aussi bien que l’île de Noirmoutier ont des pratiques culturelles locales distinctes qui s’enrichissent du monde extérieur tout en conservant leurs coutumes. Ces deux destinations connaissent un regain d’intérêt de la part des touristes.
L’Irlande se partage entre les stéréotypes nationaux, comme le trèfle et la fête nationale de la St Patrick, qui font partie intégrante de leur culture et leur désir de modernité en tant que ville cosmopolite.
De son coté, le sel de Noirmoutier véhicule une image tenace dans la mémoire collective, à travers son caractère sacré et mythique, ainsi que son intérêt culinaire et thérapeutique. Il s’ouvre de plus en plus à la commercialisation internationale, devenant ainsi un atout de l’économie de l’île et un symbole fort de l’écotourisme.
Grâce aux représentations théâtrales de l’Abbey Theatre, les touristes prennent part à la métamorphose de Dublin, en apportant un regard nouveau sur l’imaginaire romantique irlandais. Tantôt l’Irlande est fantasmée dans un univers mystique et nostalgique, tantôt elle reflète une perpétuelle tension entre passé et présent.
Un tourisme actif permet ici de renforcer l’identité de ces lieux, qui gardent en mémoire leur patrimoine culturel et naturel, tout en s’adaptant aux attentes de la société moderne.
 

Des débats ont suivi…

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Séance 8 : modérateur Daniel Aranda (CREC)

Publié dans 5. Le colloque en direct ..., Séance 8 à 1:15 par identitesinsulaires

Entre 11h et 12h45 ce matin ont été présentés les thèmes suivants : Impact du tourisme au Cap Vert (Nadège Kokel, université de La Rochelle), L'île de Izaro, un facteur d'identité (Uriate Zabala, université de Biscaye, Espagne)

  • Le compte-rendu des étudiants :

L’archipel du Cap Vert et l’ île d’ Izaro ; deux espaces complètement différents qui ont pourtant en commun une forte identité insulaire. Le premier, métissé entre l’Afrique et le Portugal, possède une culture propre. Le second, bien qu’inhabité pendant des siècles, est aujourd’hui un haut lieu de traditions historique.
Qu’en est-il des facteurs d’identité de l’île d’Izaro, située sur la côte basque espagnole ? Forte en histoires et en légendes c’est aussi un site géologique protégé par l’ UNESCO. Aujourd’hui, l’île possède une renommée dans toute l’Espagne grâce à la fête de la Madeleine et à ses fonds marins, très prisés par les plongeurs et les photographes. Izaro est devenu un repère pour les surfeurs et a déjà accueilli le Championnat du Monde de surf.
La culture de l’archipel du Cap Vert, quant à elle, est forgée par la langue créole, l’ artisanat, la morra (danse africaine mélangé au fedo portugais), le cachupa (plat tradtionnel) et la morabeza, qui sont les éléments forts de l’identité des capverdiens. Ces derniers, même immigrés en Afrique et en Europe, se définissent d’ailleurs avant tout comme tels.
De quelle manière se développe le tourisme sur cette île et quel est son impact sur l’identité insulaire ? Le tourisme balnéaire est le plus développé (il représente 70% du tourisme de l’archipel). A l’intérieur des terres, apparaissent les tourismes de nature et le tourisme culturel. Ce développement récent qui s’accroît à partir des années 2000, est dû à une communication touristique axée sur le paysage et la culture de l’île.
Aidant à la survie économique du pays et à la conservation du patrimoine culturel, ce tourisme engendre cependant une recherche de profit de la part de vendeurs de souvenirs venus d’ Afrique de l’Ouest et de propriétaires européens possédant la majorité des hôtels sur certaines îles.

Bien que l’île d’ Izaro et l’archipel du Cap Vert soient caractérisés par un tourisme différent, ils en tirent donc tous deux un nouveau souffle dans leur évolution identitaire.

Des débats ont suivi…

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Séance 7 : Fabienne Portier (CREC)

Publié dans 5. Le colloque en direct ..., Séance 7 à 1:14 par identitesinsulaires

Entre 9h et 10h45 ce matin ont été présentés les thèmes suivants : Le tourisme en Grande-Bretagne : représentation de l'identité nationale et langues minoritaires (Vanessa Leclercq, université de Paris IV Sorbonne), Tourisme et identité insulaire en Polynésie française : entre affirmation et redéfinition (Caroline Blondy, université de La Rochelle), Tourisme et production identitaire à l'île Maurice (Jean-Michel Jauze, université de la Réunion).

  • Le compte-rendu des étudiants

Les communications portant sur l’île Maurice, la Grande-Bretagne et la Polynésie Française ont prouvé l’existence d’un lien entre le tourisme et le mode de vie des insulaires.

Dans ces trois cas, la politique du développement touristique permet de valoriser les ressources et les fondements culturels du territoire insulaire. La Polynésie Française fait du tourisme une activité incontournable de son économie. De même, suite à la décolonisation, l’île Maurice a choisi le tourisme comme fondement économique utilisant ses ressources naturelles et sa diversité communautaire comme atouts. A contrario, la Grande-Bretagne cible son tourisme sur l’apprentissage d’une langue unique, l’anglais aux dépens des langues des ethnies minoritaires.
La Grande-Bretagne cherche à solidifier les identités linguistiques oubliées par la politique touristique. Mais, malgré la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, les langues minoritaires ne subsistent qu’à travers un isolationnisme protecteur. Quant à la Polynésie, la mobilité touristique, pratique non-polynésienne apportée par les occidentaux, est vécue comme une contrainte. En effet, pour les polynésiens, partir en vacances c’est partir très loin et constitue un acte identitaire mais peu d’entre eux s’éloignent de leur île. Le dynamisme ethnique de l’île Maurice représente aussi le "talon d'Achille" de l'île car cette nation "arc-en-ciel" est divisée par l'ethnicité qui entretient des tensions latentes qui ne demandent qu'à exploser.

Pour conclure, comme l’a dit Jean-Michel Jauze, « le tourisme n’est pas qu’un facteur de diversité mais aussi valorisation de diversité ». 

Des débats ont suivi…

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Séance 6 : modérateur, Céline Barthon (Esthua Angers)

Publié dans 5. Le colloque en direct ..., Séance 6 à 1:14 par identitesinsulaires

Entre 9h et 10h45 ce matin ont été présentés les thèmes suivants : La remise en cause de l'identité insulaire à travers les problèmes fonciers : exemple de Santa Catarina dans le Brésil Sud (Anne-Sophie Bonnet, université de Nantes), Typologie des nouveaux habitants des îles selon leur provenance géographique : le cas d'Ouessant, Groix et Yeu (Clothilde Buhot, université de Bretagne-Occidentale), Groix : le tourisme, homme providentiel (Anne Prunet et Aurélie Thépaut, université de Rennes 2).

  • Le compte-rendu des étudiants 

La remise en cause de l’identité insulaire face au tourisme :

On peut observer des tensions entre les populations insulaires et les touristes qui prennent diverses formes.
Tout d’abord sur  l’île de Santa Catarina, à l’extrémité sud du Brésil, la séparation est totale. La population d’immigrants açoriens qui vit de pêche et de culture vivrière est mise à l’écart de l’évolution de sa propre île. En effet une entreprise s’est implantée sur la plage de Jureré pour créer une station balnéaire sur le modèle urbanistique nord-américain afin d’attirer une clientèle aisée, entraînant une privatisation du bord de mer ainsi qu’un système de gardiennage. En conséquence, on observe la formation d’une sorte de mini-ville possédant ses propres institutions comme un complexe sportif ou une école, dont la population locale est exclue.
A l’inverse, sur l’île de Groix ce sont les touristes qui sont rejetés par la population locale. Celle-ci se montre réticente face à l’arrivée en masse d’estivants de crainte que l’île ne perde son caractère traditionnelle. Elle se ferme donc aux nouveaux arrivants qui pourtant ont l’illusion qu’en s’impliquant dans les activités de l’île, ils pourront lui apporter tout ce dont elle a besoin.
On peut aussi observer que la diminution des résidents permanents sur l’île contribue à faire disparaître la langue Bretonne, ainsi que l’activité principale qu’était la pêche, pour laisser place aux activités touristiques qui ne démarrent qu’en été.
Tout comme au Brésil, une explosion du phénomène des résidences secondaires est observée sur les îles du Ponant.
Les nouveaux propriétaires sont non-natifs des îles et viennent de plus en plus de la région parisienne. On trouve donc de moins en moins de domiciliés permanents. La question soulevée est de savoir si ces nouveaux propriétaires vont maintenir ou faire disparaître l’identité insulaire.
 

Des débats ont suivi…

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Séance 5 en salle 102 : modérateur, Céline Barthon (Esthua Angers)

Publié dans 5. Le colloque en direct ..., Séance 5 à 1:13 par identitesinsulaires

Entre 16h45 et 18h00 cet après-midi ont été présentés les thèmes suivants : Zanzibar à l'heure du tourisme : des identités rêvées au rêve identitaire (Nathalie Bernardie-Tahir, Université de Limoges) ; Les musiques qui viennent de la mer (Pedro Alvarez Garcia, Consultant, Espagne) et Marie-Galante, si vraie ? (Claire Giraud-Labalte, UCO, Angers). Des débats ont suivi…

Le compte-rendu des étudiants :

Deux îles, deux identités. Zanzibar, au sud de l’équateur, à 50 kilomètres de la Tanzanie, une île qui compte un million d’habitants avec une faible affluence touristique basée sur son patrimoine et ses plages. Marie-Galante est une petite île dépendante de la Guadeloupe avec à peine 13 000 habitants. Le tourisme y est basé autant sur la qualité des plages que sur celle de son rhum.

A Zanzibar, le « tourisme en mal d’orientalisme » n’est pas responsable de tout le mal dont on l’accuse. Loin d’être le « fossoyeur de l’identité Zanzibarie », il favorise un métissage culturel en marche depuis des siècles. L’unique identité Zanzibarie est en fait rêvée, née d’une volonté de se détacher du continent Africain. En outre, la télévision a manifestement plus de poids et entraîne la « mercantilisation des rapports » d’une mondialisation grandissante.

Le point commun de Zanzibar et de Marie-Galante réside dans la prise de distance que ces deux îles entretiennent l’une avec la Tanzanie, l’autre avec la Guadeloupe. Les habitants des îles voisines de Marie-Galante viennent retrouver le « pays d’antan » avec les traditions préservées de l’île. L’identité Marie-Galantaise est partagée et se manifeste même en dehors de l’île. Nous voyons donc apparaître un phénomène de double insularité.

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Séance 4 en Amphithéâtre : modérateur, Hélène Desfontaines (UCO Angers – CREC)

Publié dans 5. Le colloque en direct ..., Séance 4 à 1:13 par identitesinsulaires

Entre 16h45 et 18h00 cet après-midi ont été présentés les thèmes suivants : Des identités bouleversées ? Les îles bretonnes et le développement du tourisme (1850-1914) (Karine Salomé, Université de Paris I) ; suivi du film entouré d'eau : histoire et mémoire de l'Or des mers de Jean Epstein à Hoëdic, 1932-2005 et l'insulaire contre le tourisme, tout contre (Jennie Monnaie, Université de Grenoble)

  • Le compte-rendu des étudiants

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le tourisme se développe dans les îles bretonnes. Les visiteurs sont en quête de paysages grandioses et d’une population pittoresque. Cet intérêt pour leurs îles déclenche une fierté chez les îliens qui redécouvrent et se réapproprient leur patrimoine. Celui-ci fut ainsi protégé et certaines associations continuent à œuvrer pour la mise en valeur du territoire comme l’association Melvan pour les îles d’Hoedic et de Houat. Ce patrimoine a particulièrement été mis en valeur par les films de Jean Epstein considéré dans les années 30 comme LE cinéaste breton. Il est l’auteur de 37 films dont Finis Terrae où il recherche l’authenticité de la vie ouessantine et L’Or des mers qui propose une fiction sur l’île d’Hoedic. Dans l’un et l’autre, Jean Epstein travaille avec des insulaires qui ne jouent pas le film mais au film.
40 ans et 70 ans plus tard, les projections ont provoqué des moments d’émotions et de nostalgie devant les paysages, la vie d’autrefois et les anciennes figures de l’île. Les îliens se sentent pourtant dépossédés de ces films « de famille » aujourd’hui diffusés dans des musées qu’ils considèrent destinés aux touristes : les semi-insulaires perçus comme des « colons » parce qu’ils annexent le territoire ; ou les vacanciers de passage, préférés des îliens car ils valorisent leur patrimoine.
Des débats ont suivi…

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Séance 3 en salle 102 : modérateur, Catherine Sellenet (CREC)

Publié dans 5. Le colloque en direct ..., Séance 3 à 1:12 par identitesinsulaires

Entre 14h et 15h15 cet après-midi ont été présentés les thèmes suivants : L'identité corse ou la performance oubliée ( Jean Pasquin Castellani, IUT de Dijon) ; Le tourisme à Jerba : entre repli identitaire et ouverture à l'extérieur (Bassem Neifar, Maison méditérranéenne des Sciences de l'Homme) et L'identité réunionnaise face au tourisme : l'exemple du projet "villages créoles" (Olivier Bessy, Université de de la Réunion)

  • Le compte-rendu des étudiants :

Ce sont trois lectures totalement différentes du rapport entre tourisme et identité insulaire qui nous ont été présentées. Cette diversité tient à la différence des lieux, la Corse, Jerba et la Réunion, des analyses et de la vision du tourisme de chaque intervenant.

La première lecture présente le tourisme comme un apport à l’identité, ici corse, qui se construit sur l’interaction entre insulaires et non insulaires. Toutefois, cette interaction est limitée et le tourisme influe moins qu’on ne le pense sur l’identité insulaire.

Au contraire, à Jerba, il y a confrontation puisque le tourisme attaque l’identité insulaire. D’une part, il ne profite pas aux habitants de Jerba qui ne souhaitent pas occuper les emplois touristiques. D’autre part, les jerbiens,  attachés à leurs propres valeurs, ne souhaitent pas se fondre dans une culture qui se mondialise. Ils rejettent notamment les animateurs qui encouragent les valeurs occidentales et les comportements que réprouve la population locale.

En ce qui concerne l’île de la Réunion, le tourisme révèle l’identité insulaire en valorisant le patrimoine traditionnel et non plus seulement le tourisme balnéaire. Cette valorisation se traduit par un projet innovant, les « villages créoles » qui vise à promouvoir le « territoire des Hauts », zone rurale et montagnarde. En suivant un circuit touristique, les visiteurs peuvent s’immerger dans l’univers de 15 villages créoles. Ils sont accueillis par les habitants qui valorisent ainsi leur territoire et ses richesses.
 

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Séance 2 en Amphithéâtre : modérateur, Rémy Knafou (Université Paris 7)

Publié dans 5. Le colloque en direct ..., Séance 2 à 1:11 par identitesinsulaires

Entre 14h et 15h15 cet après-midi ont été présentés les thèmes suivants : L'ïle et l'imaginaire en ethnologie : à la recherche du rêve perdu ? (Giovanna Iacovazzi, Université de paris IV Sorbonne) ; La stratégie insulaire du Club Méditérranée : une "Polynésie" en miroir (Valérie Perles, Université de Versailles) et Nouvelles du paradis : la Polynésie et la caricature du tourisme (Odile Gannier, Université de Nice)

  • Le compte-rendu des étudiants

Après une entrée en matière musicale, l’île nous fut caractérisée comme un royaume inaccessible, un lieu isolé, un espace de l’ailleurs, de liberté, de solitude, de rêve. C’est le terrain de travail idéal de l’anthropologue, de l’ethnologue et de l’ethnomusicologue ainsi qu’un symbole de l’imaginaire. Ces microsociétés sont plus propices à l’étude en raison de leurs phénomènes sociaux moins complexes et elles remettent en question nos modèles culturels. Ulysse, Robinson Crusoé, ont été cités en clin d’œil aux interventions d’ouverture. D’après Lévi-Strauss, le travail est autant une réflexion sur la solitude qu’un travail sur soi qui doit appeler à l’introspection et à l’exploration intime. Les ethnologues ont toujours été fascinés par les îles, notamment celles du Pacifiques, et plus particulièrement Bali, terrain des ethnomusicologues. Les îles sont des destinations rêvées, qui fascinent, bien qu’elles appellent toujours au retour.Du rêve de l’ethnologue à celui du vacancier, il n’y a peut-être qu’un pas… En effet, qu’en est-il du touriste qui part en vacance dans les îles, croyant être au contact direct de la culture et de l’utopie insulaire ? Par exemple en Polynésie, le Club Méditerranée est le vestige d’un territoire préservé de la civilisation polynésienne, un véritable camp retranché de la quotidienneté de l’île. C’est donc une réalité indépendante et coupée du monde, présentant des primitifs dénués d’histoire et bannissant toute activité touristique qui rappellerait la genèse de notre civilisation.
Le tourisme vise à nous empêcher de nous sentir seuls tout en nous laissant imaginer l’être. On nous présente des clichés dont nous croyons pouvoir jouir. La simple répétition du mot paradis peut nous persuader d’y être. Le touriste devient un être lascif qui tente de se couper du monde d’où il vient, au contraire de Robinson qui s’évertue à reproduire la civilisation qui est absente sur son île. Un ethnotourisme serait donc la solution.
Des débats ont suivi…

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